HARMONIE DE LEON 
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la famille des flûtes


La Flûte traversière est un instrument à vent de la famille des bois.
Le son est produit par l'air soufflé qui est mis en vibration grâce à un biseau disposé à l'embouchure.


La famille des Flûtes

Flûte piccolo
Aussi appelé "petite flûte", il est le plus petit instrument de la famille des flûtes. Il fait la moitié de la taille de la grande flûte et n'est constitué que de deux sections : la tête et le corps.
Le piccolo est le plus aigu des instruments de l'orchestre.
Capable de dominer tout un orchestre, sa sonorité perçante a surtout été utilisée par les symphonistes pour éclaircir les tutti d'orchestre.
Ainsi, Ludwig van Beethoven l'utilisera notamment dans ses cinquième et sixième symphonies (L'orage dans la Pastorale).
Enfin, le piccolo tient une place importante dans les orchestres et petites formations militaires, comme dans les harmonies, où sa virtuosité (roulades) et sa sonorité remplacent un instrument traditionnel de la musique populaire et militaire : le fifre.

Flûte traversière,
Elle est constituée de 3 parties : la tête, le corps et la patte. Elle mesure environ 67 centimètres.
Elle a une étendue d'environ 3 octaves, à partir du do grave (ou du si).
La flûte est souvent utilisée comme instrument solo dans les orchestres, orchestres à vent ou ensembles de flûtes.
 
Flûte alto
Elle ressemble beaucoup à la flûte traversière, mais elle est plus longue.
Il existe aussi d'autres modèles de flûtes plus grandes :
 
Flûte traversière (67,3 cm)
Flûte en sol (86,3 cm)
Flûte basse (132 cm)
Flûte contrebasse (264 cm)

 

des origines à nos jours


La flûte traversière serait apparue en Chine, puis en Occident au Moyen Âge (XIIe siècle).
Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, Jean-Baptiste Lully introduit la flûte traversière dans l'orchestre d'opéra et à partir du XVIIIe siècle, l'instrument se voit assigner une fonction importante de soliste, en raison de sa sonorité diaphane et de son agilité.

 

XVIIe siècle et XVIIIe siècle
Les premières transformations majeures apportées à la flûte traversière sont la perce de la flûte qui devient conique et l'instrument est divisée en 3 morceaux : la tête (avec l'embouchure), le corps (qui comporte les trous joués directement avec les doigts) et le pied (qui reçoit la clé).

XIXe siècle
Au début du XIXe siècle, la flûte possède de 5 (en France) à 8 clés .

Il fallut attendre le nouveau système 1847 dont le corps en métal a une perce cylindrique et surtout l'adoption du système Boehm par le conservatoire de Paris dans les années 1860 pour que la flûte Boehm remplace rapidement les flûtes à système simple dans la plupart des orchestres professionnels du monde.

son fonctionnement




Le terme traversière est lié à la position de jeu de l'instrument par rapport à la bouche du flûtiste, par opposition à d’autres flûtes, la flûte à bec en particulier (flûte droite).
La grande flûte se compose de trois parties séparables :
une tête, aussi appelée embouchure. Elle comprend une plaque percée d'un trou ovale dans lequel on souffle pour produire le son.
un corps qui porte des clés et des plateaux actionnées par les doigts.
Ils servent à boucher les trous afin de produire les différentes notes.
une patte qui prolonge le corps principal. La patte porte également plusieurs clés.
L'instrumentiste émet un filet d'air qu'il dirige sur le biseau du trou de l'embouchure.
La mise en vibration de la colonne d'air contenue dans le tuyau de la flûte produit le son. La hauteur de la note émise, dépend de la longueur de tuyau.
Cette longueur peut être modifiée par la combinaison d'ouverture et de fermeture des trous (les doigtés).
En bouchant les trous, le flûtiste produit alors les notes du registre grave de l'instrument.
 

sa facture


Pendant des siècles, les flûtes ont été fabriquées en bois, raison historique pour laquelle elles sont classées dans la famille des bois, même quand elles sont en métal. Le bois fut progressivement remplacé par le métal au cours du XIXe siècle avec l'apparition de la flûte dite « Boehm ».
Le métal permettait en effet de réaliser des tubes plus réguliers, plus légers et une perce parfaitement cylindrique. L'instrument permit un jeu plus puissant et de meilleure précision mais sa sonorité changea nettement.

Aujourd'hui, les modèles d'étude sont généralement en maillechort argenté (alliage de cuivre, de nickel et de zinc).
Les flûtes traversières semi-professionnelles et professionnelles sont en alliage d'argent, en argent massif ou en alliage d'or.
 

selon Berlioz

Berlioz et la flûte traversière
Hector Berlioz dit dans son Traité d'instrumentation qu'elle est « d'une agilité excessive ».
 
« En général cela est vrai ; pourtant en l’étudiant bien, on reconnaît en elle une expression qui lui est propre, et une aptitude à rendre certains sentiments qu’aucun autre instrument ne pourrait lui disputer. S’il s’agit par exemple, de donner à un chant triste un accent désolé, mais humble et résigné en même temps, les sons faibles du medium de la flûte produiront certainement la nuance nécessaire.
C’est d’abord une voix à peine perceptible qui semble craindre d’être entendue ; puis elle gémit doucement, s’élève à l’accent du reproche, à celui de la douleur profonde, au cri d’un cœur déchiré d’incurables blessures, et retombe peu à peu à la plainte, au gémissement, au murmure chagrin d’une âme résignée… Quel poète ! »

Enfin la Flûte a souvent été associée à des pouvoirs magiques, par exemple dans l'opéra de Mozart La Flûte Enchantée. La flûte a connu, durant son histoire, une succession de périodes de succès et de méfiance, jusqu'au XIXe siècle où elle a été « réhabilitée » dans l'esprit des musiciens et du public.

Chez Johannes Brahms, elle figure dans l'effectif de toutes ses œuvres symphoniques. L'exemple le plus marquant est le solo de flûte dans le finale de sa Quatrième Symphonie, que beaucoup de flûtistes décrivent comme un cri ou une plainte.